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Les ports et la pêche

Portuak eta arrainza

La vie à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure a pendant longtemps été rythmée par l'activité du port, de la pêche et de la transformation du poisson. Cela a permis aux deux villes de se développer et de conserver toujours en activité ce joli petit port enclavé entre les deux villes. Les bateaux colorés partent encore tous les jours en mer et déchargent leur pêche à la criée de Ciboure afin de d'apporter sur toutes les tables de nos restaurants ou chez nos poissonniers du poisson bien frais.

Les petits ports de Guéthary et de Socoa sont encore en activité aussi mais davantage pour des activités de loisirs et pêche proche du littoral. Tous deux sont absolument charmants avec leurs petites embarcations trés colorées.

Les grandes pêches de l'ancien régime

La chasse à la baleine dans le golfe de Gascogne

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Photo : © EUSKAL HERRIA LEHEN / PAYS BASQUE D'ANTAN

Dès le Moyen Âge la pêche à la baleine se développe dans le golfe de Gascogne et des tours de guets nommées "Atalaye" ponctuent les côtes afin de surveiller le passage des cétacés. 

La poursuite de ces animaux, dont la taille avoisine les 15m, se fait à bord d’embarcations légères à rames, où une dizaine de marins ont embarqué.

Une fois l’animal mortellement blessé par les harpons et les lances, il est ramené sur le rivage à l’aide de cordes où il est dépecé

L’exploitation de la baleine, une activité lucrative

La baleine franche est une proie idéale car exceptionnellement riche en huile très recherchée pour l’éclairage ou la préparation des cuirs. Au Moyen Âge, chaque paroisse possède un four où la graisse de la baleine est fondue. Les fanons sont aussi récupérés pour fabriquer des corsets, des ombrelles ou des éventails et l’ambre gris du cachalot sert à fixer les parfums dans les produits cosmétiques.

En raison de la raréfaction des cétacés dans le Golfe de Gascogne, les marins basques se déplacent tout d’abord vers la Galice avant de gagner les mers du Nord pour poursuivre cette activité lucrative.

Quand les pêcheurs basques traversaient l’océan

À partir du XVIe siècle, les marins luziens et cibouriens partent jusqu’à Terre-Neuve à la recherche des bancs de morue alors très recherchés en raison des jours de maigres imposés par l’Eglise. Au Labrador, ils découvrent des baleines et renouent alors avec cette chasse lucrative.

Ils quittent ainsi leur domicile et leur famille pour plusieurs mois, naviguent dans des conditions sommaires, à bord de baleiniers à fort tonnage, embarquant chaloupes démontées, victuailles et matériaux utilisés pour construire fours et habitations. Au XVIIe siècle, le commerce de la chasse à la baleine et de la pêche à la morue fondent la prospérité du port de Saint-Jean-de-Luz / Ciboure.

Le XVIIIe siècle est marqué par le déclin de ces pêches hauturières causé par la concurrence des Anglais et des Hollandais. Les signatures du traité d’Utrecht (1713), puis de Paris (1763), confisquent définitivement aux basques leurs territoires de pêche en Amérique du Nord. La Révolution et les guerres de l’Empire marquent la fin de ces grandes expéditions.

La pêche au XXe siècle, une économie retrouvée

L’essor de la pêche côtière sous la IIIe République

Dès la fin du XIXe siècle, l’arrivée des réfugiés des guerres carlistes constituant une nouvelle main-d’œuvre et la construction du premier bateau-vapeur (1886), relancent l’économie du port de Saint-Jean-de-Luz / Ciboure.

Après la Grande Guerre, les premières conserveries s’implantent à Ciboure, puis à Saint-Jean-de-Luz pour transformer les abondantes prises d’anchois, sardines, chinchards permises par l’apparition de la technique de la pêche à la bolinche (filet encerclant). Dans les années 1930, la vapeur est remplacée par le diésel, et la pêche connait un formidable développement. La sardine devient alors la principale espèce débarquée et représente près de 70% des apports de la criée, située alors sur le quai de Saint-Jean-de-Luz.

Saint-Jean-de-Luz, premier port thonier de France

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Photo : © Yoni

Le thon est depuis longtemps présent dans le golfe de Gascogne, mais, après la Seconde Guerre mondiale, cette pêche prend un nouvel essor grâce à la technique de pêche à l’appât vivant adoptée par les pêcheurs luziens et cibouriens. Encore utilisée aujourd’hui, on peut voir pratiquer cette technique par le thonier-canneur-bolincheur Airosa, construit en 1953 et classé au titre des monuments historiques.

Dans les années 1950, constatant une forte diminution des apports à la criée, les pêcheurs partent à la recherche des bancs de thons et de sardines au large du Sénégal, du Maroc et de la Mauritanie, renouant ainsi avec leur passé de pêche lointaine. Dans les années 1960, Saint-Jean-de-Luz devient le premier port thonier et sardinier de France grâce à l’apport des navires congélateurs.

Le port de pêche de Saint-Jean-de-Luz - Ciboure aujourd'hui

Une flotte diversifiée

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Une quarantaine de bateaux de pêche, immatriculés au quartier maritime de Bayonne, sont actuellement basés en permanence dans le port de Saint-Jean-de-Luz / Ciboure. Fileyeurs, ligneurs, chalutiers, bolincheurs et canneurs pratiquent toute l’année une pêche artisanale près du littoral basco-landais et dans le golfe de Gascogne.

Afin de diversifier leur activité, pour une période de 4 à 5 mois, treize navires ramassent les algues rouges épaves. Transformées en usine, elles servent principalement à la production d’agar-agar, additif utilisé dans l’alimentaire ou les cosmétiques.

La criée

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Photo : © Yoni

Conçu en 1964 par l’Architecte en Chef des Monuments Historiques Pierre Prunet, cet imposant bâtiment abrite alors les entrepôts frigorifiques nécessaires au stockage des produits de la pêche, ainsi que, sous son toit incliné, un monte-charge distribuant le poisson dans 6 chambres de congélation.

Depuis les années 1980 le bâtiment a été réaménagé pour accueillir la criée de Saint-Jean-de-Luz / Ciboure, qui, en 1996 a informatisé son système de vente.

Aujourd’hui, elle se place au 6ème rang en valeur et au 5ème rang en débarquements de poisson, avec près de 8000 tonnes débarquées chaque année, sur les 37 criées françaises, et au 1er rang national pour la vente du merlu.

Le port en cale sèche de Guéthary

Autrefois port baleinier, puis thonier et enfin sardinier, le port de Guéthary est le plus petit port de la côte basque.

Il a la particularité d'être en cale sèche, autrement dit tous les bateaux y sont hissés hors de l'eau par des treuils électriques. Le port est protégé par une courte digue qui date de 1891. La promenade sur la jetée a quant à elle été construite en 1936 par les chômeurs de la région.

Ne manquez pas, à l’entrée du port, le bateau "Annie" et le "Caroline" qui en 1925 fut le premier bateau motorisé. Il conservera tout de même ses voiles et ses avirons, la confiance dans le moteur étant limitée.

Aujourd’hui, le port abrite une vingtaine de barques colorées et solidement amarrées aux 29 anneaux de la cale. Ces canots sont utilisés surtout pour la pêche de loisir : chipirons, langoustes, merlus …

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